Qui sommes-nous?

MILLE SEPT SANS est une association fribourgeoise de sensibilisation au harcèlement de rue.

L’association a été fondée en février 2015 par une dizaine de bénévoles intéressées et/ou affectées par le harcèlement de rue dans leur vie quotidienne et souhaitant agir afin de le faire disparaître des espaces publics fribourgeois.

L’objectif ultime de l’association est de rétablir le respect, les rapports sociaux cordiaux entre les êtres humains, le partage, la bienveillance et le vivre ensemble.

Les deux pôles d’actions de MILLE SEPT SANS sont la sensibilisation et la prévention. Nos actions gravitent autour de ces deux pôles.

Sensibilisation

Sensibiliser, c’est en parler. En parler, c’est agir.

MILLE SEPT SANS invite les Fribourgeois.es* à se familiariser à la thématique du harcèlement de rue grâce à des campagnes de sensibilisation dans les espaces publics fribourgeois et sur les réseaux sociaux. Parler du harcèlement de rue, le dénoncer systématiquement et témoigner lorsque l’on en subit permettent de sensibiliser la population fribourgeoise à ce fléau.

Prévention

Chez MILLE SEPT SANS, nous pensons que le meilleur moyen d’agir de manière efficace et durable contre le harcèlement de rue est l’éducation des plus jeunes face à ce fléau. De ce fait, nous préparons un projet destiné aux écolièr.e.s* fribourgeois.es*. Affaire à suivre!

Prévenir par la sensibilisation

Durement ancré dans nos sociétés patriarcales, le harcèlement de rue disparaîtra lorsque tout le monde y sera sensibilisé.

Sensibiliser les personnes qui en subissent

Apprendre aux femmes/filles, aux personnes LGBTQIA+ et aux autres personnes issues de minorités à identifier le harcèlement de rue, puis les sensibiliser au fait qu’elles ne sont en aucun cas responsables de ce qu’elles subissent, que ce soit par leur comportement ou leur tenue vestimentaire, sont des éléments fondamentaux de la disparition du sexisme dans la rue. Aucune tenue vestimentaire ou comportement ne justifie le harcèlement de rue, une agression ou un viol. Non au victim shaming et au victim blaming!

Sensibiliser tout un chacun

Nous pensons que tout un chacun devrait être sensibilisé à la thématique du harcèlement de rue pour être capable de l’identifier et le dénoncer activement et systématiquement chaque fois qu’il en est témoin. Non à la banalisation du harcèlement de rue et au silence des témoins! Pour un partage du fardeau!

Sensibiliser les personnes qui harcèlent

Apprendre aux jeunes enfants et aux personnes qui harcèlent à bannir cette pratique sexiste, qu’est le harcèlement de rue est primordial pour entamer le changement vers une société égalitaire. Non à la perpétuation du harcèlement de rue de génération en génération!

Sensibiliser c’est prévenir le harcèlement de rue. C’est ainsi que la sensibilisation et la prévention sont des approches complémentaires.

MILLE SEPT SANS, une association féministe?

MILLE SEPT SANS est-elle une association féministe? Bien entendu.

MILLE SEPT SANS pratique un féminisme intersectionnel.  [Pour une lecture plus avertie]

Le harcèlement de rue est une forme de harcèlement sexiste qui contribue au règne du patriarcat dans les espaces publics partagés. De plus c’est « une pratique systémique qui participe à faire de la ville un espace essentiellement masculin ».

Le féminisme combat le patriarcat dans toutes ses formes, ainsi, le combat de MILLE SEPT SANS est féministe.

De par nos actions militantes, nous revendiquons le droit de chacun.e* à investir les espaces publics partagés, de s’y sentir les bienvenu.e.s* et en sécurité.

« Victime »

MILLE SEPT SANS prend le parti de n’utiliser le mot « victime » que lorsqu’il s’agit de l’employer dans un contexte juridique. Nous préférons parler de « personne subissant/ayant subi du harcèlement de rue » ou de « survivant.e* ».

Tant que le mot « victime » aura une connotation négative et dévalorisante dans le langage courant, nous continuerons de préférer l’emploi des termes « personne subissant/ayant subi du harcèlement de rue » et « survivant.e* ».

Disclaimer: Il incombe à chaque personne de choisir comment iels souhaite se définir. Notre prise de position quant à l’emploi du mot « victime » est personnelle et motivée par des expériences personnelles. Nous respectons et valorisons l’emploi du terme « victime » par les personnes bienveillantes et nous n’endossons en aucun cas les connotations négatives que ce terme pourrait revêtir. Nous valorisons toutes les expériences de harcèlement et nous nous portons solidaires dans le chemin de la guérison. Toutes les expériences de harcèlement sont valables. 

L’auto-défense

MILLE SEPT SANS est d’avis que le harcèlement de rue est un problème sociétal issu de mentalités patriarcales et sexistes, renforcées par un système patriarcal et sexiste qui peinent à évoluer. La solution se trouve alors dans la sensibilisation et la prévention au sein des foyers comme à l’école. C’est pourquoi MILLE SEPT SANS juge inutile d’inciter les personnes harcelées à suivre des cours d’auto-défense. Ces « solutions » sont fatalistes et abordent le harcèlement de rue en tant que réalité qu’on ne peut plus changer. Ce ne sont pas aux personnes qui subissent le harcèlement de rue de changer leur comportement, leur tenue vestimentaire, leur trajectoire, d’investir dans des canifs, sprays aux poivres ou cours d’auto-défense. C’est le harcèlement de rue et les personnes qui harcèlent qui doivent être bannis. Toutes les stratégies afin de remédier au fléau, qu’est le harcèlement de rue devraient être orientées vers la sensibilisation et la prévention. Ces deux actions encouragent le changement en profondeur et s’adressent au vrai problème.

Disclaimer: MILLE SEPT SANS valorise toutes les initiatives qui permettent à tout un chacun de s’émanciper, d’avoir une meilleure estime de soi, une meilleure confiance en soi. Nous dénonçons simplement le fait de voir l’apparition de nombreux cours d’auto-défense destinés aux femmes et aux filles, alors qu’il existe une lourde absence de cours pour « apprendre à ne plus harceler ». L’auto-défense n’est pas une solution au harcèlement de rue. La sensibilisation et la prévention le sont. 

La pénalisation du harcèlement de rue

[N.b. Utilisation du terme « victime » car contexte juridique]

MILLE SEPT SANS est fermement opposée à la pénalisation du harcèlement de rue que ce soit au niveau cantonal, comme au niveau fédéral. Augmenter la présence policière et donner des amendes ne changeront pas le fait que le harcèlement de rue existe, dérange et touche une grande proportion de la population. Pénaliser n’est pas rendre justice aux personnes affectées par ce fléau, il s’agit d’une mauvaise lecture du phénomène.

  1. En cas de pénalisation, ce serait à la victime de harcèlement de rue de se déplacer vers un poste de police et d’y déposer plainte, action qui dure entre 45min et 1h30 en moyenne par plainte. Une plainte devrait être déposée contre chaque harceleu.r.se* individuellement. Imaginez alors combien de plaintes devraient être déposées et combien d’heures la victime devrait passer au poste de police, si elle s’était faite harceler 5 fois par jour pendant 7 jours, par des individus différents et/ou des groupes de personnes. Le poids sur les victimes serait trop conséquent et l’on verrait l’apparition du phénomène « je laisse couler, car trop compliqué ». En résumé, pénaliser le harcèlement de rue, c’est pénaliser les victimes.
  2. MILLE SEPT SANS ne soutient pas les initiatives qui se dressent comme des « solutions », alors qu’elles sont fatalistes et abordent le harcèlement de rue comme une réalité qu’on ne peut pas changer.
  3. La pénalisation du harcèlement de rue renforce la stigmatisation des personnes de sexe masculin racisées, des personnes issues de la migration, des travailleu.r.se.s* du sexe, des personnes sans domicile fixe, ainsi que de toutes les autres personnes paupérisées ou marginalisées. Ces personnes sont trop souvent érigées en bouc-émissaires par certains partis politiques et certains médias. Elles ne sont pas plus criminelles, mais sont plus criminalisées.

Pénaliser c’est renforcer l’Etat policier et stigmatiser les populations les plus vulnérabilisées par les injustices et les inégalités. Active depuis février 2015, MILLE SEPT SANS est bien placée pour rappeler et répéter que les harceleu.r.se.s* proviennent de tous les horizons et de toutes les classes sociales.

En résumé, pénaliser le harcèlement de rue c’est offrir une fausse solution au fléau, alors que les seules solutions efficaces sont la sensibilisation et la prévention pour un changement en profondeur.

Une équipe soudée

Actuellement, l’association est composée d’une vingtaine de membres acti.f.ve.s* et d’une soixantaine de membres passi.f.ve.s*. Pour devenir membre de MILLE SEPT SANS et nous aider à lutter contre le harcèlement de rue, il te suffit de remplir un formulaire et de t’acquitter de la cotisation annuelle qui s’élève à 10 CHF par année. Pour mieux comprendre le fonctionnement de MILLE SEPT SANS nous t’invitions à lire attentivement les statuts de l’association. 

C’est grâce aux cotisations de ses membres, aux donations spontanées et aux diverses levées de fonds, ainsi qu’à l’investissement de ses précieu.x.ses* bénévoles que MILLE SEPT SANS peut atteindre ses objectifs annuels. Merci à tou.te.s* nos bénévoles et à nos donat.eur.rice.s*.

Faire un don

Numéro de compte (IBAN): CH3600768300138379906

Nom: Association MILLE SEPT SANS

Route des Bonnesfontaines 48
1700 Fribourg

Vers l’infini et au-delà

MILLE SEPT SANS est l’unique association suisse dédiée exclusivement à la lutte contre le harcèlement de rue. Elle soutient et encourage les initiat.eur.rice.s* de nouvelles associations et groupuscule dédiés à la lutte contre ce fléau.