AGIR

Agir individuellement

Disclaimer : les éléments ci-dessous ne sont pas des injonctions, mais plutôt des conseils informatifs. Chacun.e* doit se sentir à l’aise lorsqu’iel entreprend une action contre le harcèlement de rue. 

J’ai subi du harcèlement de rue

  1. Je mets un nom à ce que je viens de subir (voir flyer ci-dessous).
  2. J’identifie mes émotions : “Au moment de l’événement, je me suis senti.e*____ et maintenant je me sens ____.”.
  3. Je dénonce ce que je viens de subir en témoignant sur mes réseaux sociaux, auprès de mes proches, en me rendant sur la page TEMOIGNAGES et/ou en signalant mon cas sur l’application EyesUp.

EyesUp est un excellent moyen de signalement, car l’équipe de bénévoles récolte des données qui servent à faire pression sur les politiques.

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Je suis témoin de harcèlement de rue

Quand la situation et mon état physique et psychologique le permettent j’agis en 3 points :

  1. Je mets des mots sur ce que je viens de voir (voir le flyer ci-dessus).
  2. J’identifie mon ressenti face à la situation que je viens de voir.
  3. Je trouve une solution pour que la situation cesse (pour autant que mon état physique et psychologique me le permettent).

Exemple de situation : Je suis dans le bus. Une personne A se frotte contre une autre personne B. Je suis persuadé.e* que cette dernière n’est pas consentante.

J’agis : Excusez-moi, il est interdit de se frotter contre une autre personne. C’est une agression sexuelle (point 1). Cela me met mal à l’aise et je suis en colère (point 2). Veuillez cesser immédiatement ! Sortez du bus ! (point 3)

Tous les moyens sont bons, tant que je sors du silence et de l’inaction. Je fais preuve de courage civil :

  • Je sors du silence
  • Je viens en aide
  • Je fais barrage avec mon corps et/ou avec mes paroles
  • Je distrais la personne harceleuse
  • Je fais semblant de connaître la personne harcelée ou la personne qui harcèle
  • Je demande l’heure ou le chemin à la personne qui harcèle ou à la personne harcelée.

L’effet du témoin (bystander effect)

Pourquoi peu de personnes agissent lorsqu’elles sont témoins de harcèlement de rue ?

Selon des équipes de recherches en sciences sociales, notamment en psychologie sociale, le responsable serait l’effet du témoin.

L’effet du témoin (appelé aussi « effet spectateur » , « effet Kitty Genovese » ou « bystander effect »), est un phénomène dans lequel le comportement d’aide d’un sujet est inhibé par la simple présence d’autres personnes sur les lieux. La probabilité de secourir une personne en détresse est alors plus élevée lorsque l’intervenant.e* se trouve seul.e* que lorsqu’iel se trouve en présence d’une ou de plusieurs personnes. En résumé, plus il y a de témoins, plus il y a d’inaction.

-Peggy Chekroun et Markus Brauer, « Contrôle social et effet spectateur : l’impact de l’implication personnelle », L’Année psychologiquevol. 104, no 1,‎ p. 83–102 (DOI 10.3406/psy.2004.3928).

-Peggy Chekroun, « Pourquoi les individus aident-ils moins autrui lorsqu’ils sont nombreux ? », Revue électronique de psychologie socialevol. 2,‎ p. 9–16


Agir collectivement

Agir collectivement c’est

  • Reconnaître le harcèlement de rue comme une forme de sexisme dans les espaces publics.
  • Reconnaître les traumatismes, les expériences et la charge mentale des personnes qui en subissent.
  • Travailler à la recherche de solutions durables par et pour les personnes concernée par le harcèlement de rue (population de personnes harcelées, témoins, personnes qui harcèlent).
  • Éduquer les enfants dès le plus jeune âge à ne pas harceler et à faire preuve de courage civil dans toute situation de détresse dans l’espace public.
  • Promouvoir le respect, la convivialité et la coveillance dans tous les niveaux de la société.
  • Atteindre une fois pour toute l’égalité, l’équité et la justice pour tou.te.s*.
  • Partager le fardeau.
  • Démanteler la société patriarcale.